Conseil municipal du 30 juin 2017

Retour précipité à la semaine de 4 jours.

Dans la plus grande précipitation le 28 juin 2017, le ministre de l’Education nationale a signé le décret, autorisant les communes qui le souhaitaient à abandonner la réforme des rythmes scolaires instaurée en 2014 pour revenir à la semaine de 4 jours.

Il a fallu moins de deux jours à la majorité municipale pour adopter ce retour à la semaine de quatre jours. Certes la décision avait été un peu anticipée car on sait depuis mai depuis mai que des retours à la semaine de quatre jours à titre « expérimental » seraient autorisés. Au cours du mois de juin, le personnel communal impliqué dans la mise en œuvre des Nouvelles Activités Pédagogiques, les NAPs, les associations culturelles et sportives et enfin les conseils d’école avaient été consultés. Pour ces derniers, une semaine tout au plus a été accordée aux représentants des parents d’élèves pour qu’ils consultent eux-mêmes les parents sur ce sujet.

Quand il s’agit d’un sujet aussi sérieux que l’organisation de la scolarité des écoles primaires et maternelles, une telle précipitation n’est pas acceptable. Pour justifier cette décision hâtive, certaines communes peuvent arguer du coût que représentent la mise en place des NAPs. L’argument est difficilement présentable à Villebon.

En conseil municipal, l’adjoint aux affaires scolaires va alors dérouler une longue liste de difficultés qui a, à l’entendre, semblent quasiment insurmontables : l’entretien des locaux scolaires occupés quatre jours et demi par semaine, la multiplication des intervenants, la gestion de l’étude du soir, celle du centre de loisirs le mercredi… Dans tout cela, les enfants ne sont évoqués qu’à propos de leur état de fatigue en fin de semaine et en fin de cycle. Par contre, à aucun moment n’est mentionné l’avis des enfants sur les NAPs et sur l’abandon de la semaine de quatre jours et demi. Évidemment la précipitation avec laquelle ce changement a été adopté n’a pas laissé le temps.

Vos élus de NEPV, en accord avec la principale fédération des parents d’élèves mais aussi avec le conseil supérieur de l’éducation, ont dit non à cette précipitation alors que le bilan complet de la réforme précédente n’a pas encore été tiré. Un premier rapport demandé par les sénateurs avait pourtant noté « un ressenti majoritairement positif du point de vue des apprentissages en élémentaire, plus négatif en maternelle ».

Nous disons non aussi au nom du respect dû aux familles qui subissent différentes contraintes, en particulier des contraintes professionnelles, et s’étaient déjà organisées pour la rentrée.

La moitié des communes de l’Essonne ont fait le choix de la raison en ne retouchant pas au dernier moment l’organisation de la semaine scolaire pour la rentrée à venir.

L’abandon de la réforme a aussi pour inconvénient de revenir à la semaine de quatre jours qui avait été mise en place en 2008 et dont le bilan avait été jugé peu flatteur. La logique voudrait donc qu’une nouvelle réforme soit proposée.

Coteaux : en attendant la rétrocession

Les habitants du quartier des Coteaux aimeraient bien, eux, bénéficier de la précipitation évoquée ci-dessus pour la gestion de leur quartier. Rappelons-le, ce quartier a été aménagé par France Pierre et comme il se doit à l’issue du projet, l’ensemble des voiries et des réseaux doit être transféré de l’aménageur vers les nouveaux habitants et ensuite rétrocédé à la commune qui prend alors en charge l’entretien. Cela fait maintenant huit ans que les habitants attendent cette dernière étape et que le maire leur demande d’attendre gentiment que France Pierre fournisse les documents d’aménagement pour accepter la rétrocession. Pendant ce temps, les problèmes s’accumulent et notamment des inondations se font lors de fortes pluies. Difficile de comprendre pourquoi le maire leur demande encore et encore d’attendre. Certains sont véritablement à bout et nous ne pouvons que les comprendre.

Costco et le parc d’activités de Courtaboeuf

Dans une véritable hystérie médiatique, faisant pour une journée de Villebon le centre du microcosme, Costco a ouvert ses portes le 22 juin sur le parc d’activités de Courtaboeuf… parc dont la vocation est pourtant d’accueillir des entreprises de haute-technologie fécondées par les recherches menées sur le plateau de Saclay. La contradiction est patente. Les multiples investissements faits par l’Etat pour créer des emplois n’avaient pas pour vocation de permettre l’ouverture d’une surface commerciale en plus. Fallait-il sacrifier des terres agricoles pour cet objectif ?

Il est indéniable que Costco crée des emplois directs sur le parc. Par contre, on ne peut que s’interroger sur le modèle économique de cette surface commerciale qui, pour son lancement , commercialise des fraises arrivant directement des Etats-Unis à Villebon par avion. Et tant pis pour l’écologie et les producteurs locaux !

Dans une volonté de mettre frein à ce développement anarchique, un document d’urbanisme, appelé « sursis à statuer » vient d’être adopté. Il permet de différer les demandes de permis de construire, le temps pour la communauté d’agglomération, la CPS, de préciser le type d’activités attendues sur la zone. Le maire, qui se targue d’avoir propulsé envers et contre tout l’installation de Costco, est ainsi contraint par ses pairs, les autres maires de la CPS, de prendre en compte les véritables objectifs d’aménagement du territoire.

Costco

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>