Conseil municipal du 24 Novembre 2016

 

Décision modificative du budget : à deux mois du commencement d’un nouveau cycle budgétaire, il y avait une urgence à réaliser une décision modificative du budget ! Le maire a eu un rendez-vous avec les représentants du ministère des finances dans le cadre du projet sur le terrain de la DGA et nous déclare que des études complémentaires de terrain sont nécessaires pour affiner le prix de celui-ci. Décidée en urgence, le prix de ces études se révèle un peu faramineux 294 000€ qui s’ajoutent à la fameuse étude pré-opérationnelle déjà elle aussi financée sur le budget municipal. C’est ici une véritable situation de blocage : un maire nous dit : « croyez-moi sur parole, il nous faut financer ces travaux tout en refusant de rentrer dans le détail de ceux-ci ou bien sur leur nécessité par rapport aux négociations en cours ». Les textes de lois sont pourtant clairs. L’administration doit fournir aux élus les informations propres à éclairer leur décision de vote. Il va sans dire que nous avons refusé de soutenir cette décision modificative. Enfin comment imaginer que le coût de ces études a pu être apprécié finement par les services de la ville alors que moins d’un mois s’est écoulé.

Débat d’orientation budgétaire : c’est l’occasion pour la majorité municipale de présenter son projet de budget pour l’année à venir et de le relier à ses priorités.

Le message de l’équipe municipale reste invariable : en dépit de tous les obstacles mis sur son chemin par le gouvernement qui ponctionne son budget, elle remplit son mandat en réalisant des miracles. Au titre des dépenses de fonctionnement, c’est la politique d’achat qui devient de plus en plus efficace. Ce genre de déclaration est bien classique quand la majorité change. C’est plus étonnant quand la même équipe est en charge depuis près de 30 ans. Fallait-il attendre un peu de pression budgétaire du gouvernement pour se pencher sur ce sujet ?

Coté budget investissement, la rénovation des gymnases Terray et Mermoz va consommer une partie importante des crédits. Le projet a d’abord été initié comme un projet de rénovation énergétique. Dopé par une rentrée exceptionnelle de 1.7 M€ lié à l’imposition des transactions immobilières, la mairie a choisi de reprendre de fond en comble le bâtiment portant la dépense aux alentours de 5M€. Clairement ce projet ne s’inscrit pas sous cette forme dans le programme de mandature sur lequel la majorité a été élue. La rénovation énergétique des bâtiments est un besoin à considérer. La réalisation pratique, le choix des bâtiments les plus prioritaires car les plus énergivores, cela relève de la technique. Une étude avait été d’ailleurs budgétée pour faire ces analyses. La majorité en a cure et c’est le maire qui a décidé suivant la célèbre politique du doigt mouillé où devaient être les priorités.

Tarif de la cantine : l’analyse fine de la délibération relative aux tarifs municipaux a révélé une dérive certaine de ceux-ci. Pour mémoire, l’organisation actuelle avec des quotients familiaux répartis en 10 catégories résulte d’un travail initié en 2008 par la FCPE, fédération de parents d’élèves qui avaient insisté pour qu’une véritable tarification sociale soit mise en place. Année après année ces tarifs sont revalorisés en fonction de l’évolution des prix. L’inflation étant modérée, l’augmentation est de quelques centimes arrondis suivant les années au chiffre inférieur ou supérieur. Cette augmentation aurait du préserver le schéma initial et l’adjoint aux affaires scolaires, année après année présentait la délibération en assurant que tout cela était fait. Nos calculs, qui n’ont pas été contesté par le maire, ont montré qu’il n’en était rien. Quand la catégorie correspondant aux revenus les plus faibles augmentait de 25% entre 2011 et 2017, celle des revenus les plus élevés augmentait seulement de 11%. L’inflation subie est pourtant la même pour toutes les catégories. Le jeu des arrondis aurait dû être compensé entre les différentes années et aucun cas ne peut atteindre une telle différence. Suite à notre interpellation sur ce sujet, le maire a fait semblant de découvrir le problème et promet de travailler avec nous pour corriger le déséquilibre.

Rapport d’activités du SIOM : c’est l’occasion pour nous de revenir sur un sujet de la vie quotidienne qui suscite du mécontentement chez les Villebonnais. Difficile de dire que l’abandon du ramassage mensuel des encombrants soit apprécié. Comme le reconnaît la majorité municipale, les dépôts sauvages ont tendance à se multiplier en particulier à côté des logements collectifs. Il faut dire que la démarche consistant à demander un passage spécifique n’est pas très appropriée à cette situation. Le refus par le SIOM de prendre les DEEE, déchets d’équipements électriques électroniques pose aussi problème. Ils étaient avant déposés avec les encombrants et ramassés par les équipes de ferrailleurs qui sillonnaient la ville. Au total, l’objectif d’avoir des trottoirs plus propres et moins encombrés par les encombrants ne semble que partiellement atteint.

Fidèle à leur habitude, vos élus de Nouvel Elan pour Villebon ont aussi tenté de clarifier certains dossiers en cours par le biais des questions écrites

Escalier pour rejoindre Villebon 2 : Au cours du mois de novembre, un escalier a été mis en place entre le bord de l’Yvette et le parking d’Auchan, escalier construit par Auchan et qui prend appui sur le terrain en pente propriété du magasin. C’est une première réponse à une véritable demande des habitants qui avaient passage après passage crée un chemin dans la pente. Par contre, cela répond nullement au besoin véritable des habitants qui vont faire leur cours avec un cabas, ou bien qui emmènent un enfant dans une poussette ou encore simplement un peu âgé ou handicapé ont des difficultés avec les escaliers. Si cette construction a été réalisé par Auchan, le permis de construire a été vu par le maire. Pourquoi ne pas avoir essayé d’influencer Auchan pour qu’un projet plus adapté au besoin par exemple un chemin qui monte doucement au long de la pente soit réalisé. En plus l’esthétique aurait été incontestablement supérieure à cet escalier métallique qui surplombe maintenant l’Yvette.

Passerelle sur l’Yvette au bord de la mairie. Au printemps, la passerelle qui permet de traverser l’Yvette à proximité de la mairie a été soulevée et rendu inutilisable par les inondations. Le remplacement de cette passerelle fort utilisée s’annonce. La nouvelle passerelle va prendre un aspect bien différent. Cela devrait être une passerelle métallique à l’apparence bien peu harmonieuse avec le site champêtre. A notre proposition de consulter les habitants sur ce choix, il fut répondu que le sol ne supportait pas une passerelle lourde et que de toute manière il faut agir vite. Enfin cela fait 6 mois que le besoin existe ce qui laissait amplement le temps à la réflexion et à la concertation avec les habitants.

La seconde passerelle à proximité du pont de Fourcherolles ne sera pas remplacée car la mairie de Palaiseau n’a pas les moyens de payer sa quote-part.

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