Conseil municipal du 25 juin 2015

Conseil municipal du 25 Juin 2015

 

Compte administratif 2014 : des économies mais aussi des dépenses un peu somptuaires.

La présentation du compte administratif 2014 clôt l’exercice budgétaire et présente les recettes et dépenses qui ont effectivement été réalisé.

Sur le budget de fonctionnement, on peut noter un montant assez élevé de crédits annulés 879297€ alors qu’en 2013, le montant des crédits annulés était uniquement de 141338€. Ces annulations sont réparties sur différentes lignes budgétaires. L’ensemble semble dénoter une volonté de gérer la ville de manière plus rationnelle plus économe avec notamment une réduction des activités de sous-traitance au profit des activités en régie : différents travaux sont réalisés par les employés de la commune au lieu d’être sous-traités. 33 000€ de la ligne formation du personnel ont été réduits, pour un niveau de dépense de 52 309€, a priori sans impact sur les demandes du personnel en formation selon la majorité municipale. Nous avons cependant été vivement surpris par le coût de la location du village d’hiver, mise en place pendant les festivités des vœux 2014 juste avant les élections municipales de Mars 2014. Cette installation temporaire a coûté 53706€ HT. Il semble bien difficile de justifier une dépense aussi élevée en cette période de recherche d’économie et cette dépense est assez contestable juste avant les élections.

Plan d’Aménagement et de Développement Durable : maitriser la densité dans la zone de la DGA.

La présentation du plan d’aménagement et de développement durable (PADD), étape préliminaire à la présentation du plan local d’urbanisme (PLU) a été l’occasion de premiers échanges sur ce sujet d’importance. Globalement, il est proposé de ne pas modifier le PADD par rapport à ce qui avait été adopté en 2013. Nous avons regretté l’impossibilité de discuter effectivement en commission de ce sujet car il n’y a pas d’adjoint à l’urbanisme et le maire qui prend directement le rôle ne participe pas aux commissions.

Nous avons noté que le développement des circulations douces continuait à ne pas faire partie des objectifs de la majorité municipale : le maire allant jusqu’à dire que le déplacement en vélo vers leur lieu de travail ne convenait pas aux employés de Courtabœuf car ceux-ci sont majoritairement des cadres. Notre maire ne doit pas emprunter suffisamment les transports en commun ou bien aller à Paris pour voir l’immense succès rencontré par le Vélib.

Pour la protection des zones N, nous avons exprimé le souhait que des règles claires limitant les exhaussements et affouillements des sols soient définies : les projets qui se réalisent à la prairie de Villebon après une simple déclaration d’aménagement ne semblent pas compatibles avec une gestion contrôlée de l’urbanisme. Renforcer les règles applicables sur ce sujet est donc bien essentiel.

Le point principal et nouveau du PADD est donc bien l’opération en préparation sur les 4 ha qui devraient être libérés du terrain de la DGA. Nous ne pouvons que nous féliciter de la volonté affirmée de préserver plus de 1 ha sous forme d’un parc boisé accessible à tous. Par contre, le nombre de logements prévus de 550 à 600 en incluant les 270 logements étudiants de l’institut Villebon Charpak, apparaît très élevé et des plans d’implantation devront être faits pour démontrer que ces objectifs peuvent être atteints tout en offrant une bonne qualité de vie aux nouveaux habitants. Si nous comprenons bien qu’il y a, avec la cession de ce terrain une opportunité unique de réaliser les objectifs de construction de logement assignés à la commune, nous avons aussi rappelé à la majorité que des opérations de plus petite taille pouvaient être faites. Ces opérations, certes plus complexes à mettre en place donnent lieu à une bien meilleure intégration des logements sociaux ainsi réalisés sur le long terme.

Jumelage : quelle politique ?

La mise en place d’un partenariat avec la ville de Saldus s’inscrit dans la politique de jumelage qui a déjà établi des jumelages avec Witnash en Angleterre, Liederbach en Allemagne et Las Rozas de Madrid en Espagne. La formule retenue ici est plus un partenariat qu’un jumelage et les échanges devraient être plus réduits qu’avec les villes jumelles. Suite aux questions des élus de NEPV en conseil municipal, la charge annuelle des jumelages existants a été explicitée aux alentours de 100 000€ par an. Ce montant est assez conséquent et une évaluation de cette politique nous parait nécessaire. En particulier, il serait intéressant de revenir sur la motivation correspondant à ces différents jumelages et comment faire participer le plus largement possible la population de la ville aux échanges.

 

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